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Africajarc 2010 La culture métissée au cœur du Quercy

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logo_africajarc_festivalC’est ce jeudi 22 courant que s’ouvre la douzième édition du Festival Africain Cajarc, Africajarc. Une manifestation culturelle qui va à la rencontre de la culture métissée, en plein cœur du Quercy. 
L’Afrique sera sur grand écran, au cours du Festival Africajarc qui débute ce jeudi, avec des lectures déambuloires animées par la comédienne sénégalaise, Diarétou Keïta de la Compagnie lotoise, qui lira pour l’occasion des extraits de mémoires de « Porc-épic » d’Alain Mabanckou, « L’Afrique en morceaux » de Williams Sassine et « Monsieur Ki » de Koffi Kwahulé.

Africajarc étant aussi un intense moment de rencontre et d’échanges entre le public de Cajarc et celui du continent noir, des débats et conférences y sont régulièrement organisés. C’est ainsi que pour cette année, des rencontres littéraires inédites sont programmées, en commémoration des indépendances africaines. Dirigées par Cheikh Hamidou Kane, Lylian Kesteloot, Babacar Sall, Sunjata, Christian Eboulé, Omar Ba, Mamadou Mahmoud Ndongo, Soro Solo, Boniface Mongo Mboussa ou encore Roland Colin, ces panels seront un bon prétexte pour soulever des débats sur la littérature engagée de l’époque coloniale. Ou tout simplement, célébrer la composante de la culture. Des discussions sur l’Afrique dans la BD occidentale, la femme et le monde entre désir et politique, avec à la clé une enquête sur des « moires assassinées d’Afriques », sont également initiées par les organisateurs. Qui ont ainsi une bonne opportunité, à travers cet évènement, de tâter le pouls des intellectuels africains, par rapport à la marche de leurs nations.

Outre ces « grains littéraires » uniques en leurs genres, des stages de danse et percussions, une soirée Slamophonie avec Mike Sylla, Nëggus, Grand Corps Malade, sont prévus. Sans oublier bien évidemment, les animations musicales avec Vieux Farka Touré, Richard Bona, Fanga, Khaled, Mosaica, Djmawi Africa, qui promettent de faire trembler les bords du Lot.

Des projections de films avec « Les enfants d’Inkissi », « Les larmes de l’émigration », des séances de contre avec Seydou Abatcha, des représentations théâtrales avec la Compagnie de la gare et Binda Ngazolo, apporteront davantage de piment à ces rencontres. Qui ouvrent un large éventail aux cultures métissées des peuples du monde, décidés à magnifier à tout point de vue le brassage culturel.

Mamy SY

Source : lemessagersn.info, 22 juillet 2010

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